Mois : juin 2011

  • Le Club des Réclamers Galop Plat Obstacle

    Le Club des Réclamers Galop Plat Obstacle

    Rejoignez le « Club des réclamers » du galop dans la discipline plat et obstacle, entraînement supervisé par Jean-Paul Galorini à Maisons-Lafitte.

    L’idée est simple : nous nous regroupons à 4 pour acheter un cheval à réclamer « parisien » en plat et en obstacle.

    L’entraînement des chevaux sera supervisé par Jean-Paul Gallorini, l’un des plus grands entraîneurs de galopeurs, il se charge de la sélection des chevaux ayant montré de la qualité en plat et pouvant ainsi devenir par la suite de bons chevaux d’obstacle, je m’occupe ensuite de toutes les formalités administratives.

    Si cette idée vous intéresse, il vous suffit de me contacter et la recherche est lancée.

    Afin de limiter les risques, cette démarche implique que vous acceptiez l’idée que le cheval puisse recourir rapidement dans une course « à réclamer » et ainsi qu’il change à nouveau de propriétaire. Bien entendu, si nous réclamons un cheval qui montre des progrès, nous le conserverons plus longtemps afin de l’engager dans des courses plus importantes. Wikipedia, les réclamers

    Jean-Paul Gallorini – Entraîneur de chevaux de course

    Jean-Paul Gallorini, c’est d’abord un destin atypique ! Entraîneur depuis 1975, il apprend son métier à Maisons-Laffitte chez André Adèle. Le natif d’Allauch en banlieue marseillaise n’a depuis, jamais quitté le centre d’entraînement des Yvelines. Très doué, il monte vite les marches du succès et décroche sa première épreuve classique à Auteuil avec Chinco, en 1979, dans le Grand Steeple-Chase de Paris, excusez du peu… Il devient ensuite tête de liste des entraîneurs pour la première fois en 1981, grâce aux prestigieuses victoires d’Ardfern, Whit ou encore Grandak. Ce premier sacre en a appelé de nombreux autres, onze au total, dont huit consécutifs entre 1988 et 1995. Seul le Prix Maurice Gillois manque à ce jour à son palmarès, Mysoko n’ayant pu inquiéter Cyrlight dans le final de l’édition 2004.

    Les Groupes I de Jean-Paul Gallorini en France :

    Steeple-Chase :

    • Grand Steeple-Chase de Paris : Chinco (1979) – Kotkijet (2001 et 2004) – Remember Rose (2009)
    • Prix la Haye Jousselin : Ardfern (1981) – Remember Rose (2008 et 2009)
    • Prix Ferdinand Dufaure : Lapo d’Or (1979) – Remember Rose (2007)

    Haies :

    • Grande Course de Haies d’Auteuil : Goodea (1988) – Vaporetto (1999) – Oeil du Maître (2008)
    • Grand Prix d’Automne : Whit (1981) – Katiki (2003)
    • Prix Alain du Breil : Sarh (1990) – Silbertal (1995) – Villez (1996) – Silver Top (1999) – N’Avoue Jamais (2000) – Nickname (2003)
    • Prix Renaud du Vivier : Model Man (1990) – Silbertal (1995) – Vaporetto (1997) – Nickname (2003)
    • Prix Cambacérès : Grandak (1980) – Isabey (1987) – Villez (1995) – Tit For Tat (1997) – Silver Top (1998) – Don Lino (2007)
  • Voir courir son cheval est un rêve

    Logo Le FigaroDevenir propriétaire ou copropriétaire d’un cheval de course est possible pour quelques milliers d’euros. Un investissement plaisir et risqué mais qui peut s’avérer lucratif.

    Prosper Oul Dada fait le bonheur de ses cinq copropriétaires depuis octobre 2007. Acheté pour la somme de 50 000 euros, le trotteur totalise déjà 112 000 euros de gains de course lors des six derniers mois. Aujourd’hui, la valeur du cheval à la revente s’élève à environ 150 000 euros. Une belle plus-value en perspective. «Attention, seulement 5% des chevaux ont des parcours comme celui de Prosper Oul Dada, assure Didier Louis, éleveur et vendeur de chevaux de course depuis plus de dix ans. Il ne faut pas faire miroiter aux investisseurs des gains importants, car acheter un cheval ou une part de cheval est un investissement risqué sans aucune garantie. Si un propriétaire rentre dans ses frais, c’est déjà très bien.»

    Pour 4000 à 5000 euros, il est ainsi possible d’acheter une part d’un cheval de course, prêt à courir. Pour un propriétaire seul, il faut compter autour de 25 000 euros. A ce prix, on ne connaît pas les réelles capacités de l’animal, il est simplement qualifié pour participer à des courses. Si l’on souhaite miser sur un cheval qui a déjà fait ses preuves lors de courses, alors il faut débourser entre 50 000 et 100 000 euros, qui peuvent être partagés en fonction du nombre de copropriétaires.

    Photo François Bouchon - Le Figaro
    Photo François Bouchon – Le Figaro

    Comment acheter ?

    «Il ne faut pas acheter un cheval auprès de n’importe qui, prévient Didier Louis. Il faut avant tout se renseigner sur l’activité et les antécédents du vendeur, vérifier qu’il a pignon sur rue et que des chevaux concourent déjà sous ses propres couleurs afin de ne pas se faire rouler dans la farine et réaliser assurément une mauvaise affaire.»

    Certains éleveurs proposent ainsi de vendre des parts de chevaux qu’ils détiennent. C’est le cas par exemple de Daniel Jambu, éleveur en Haute-Garonne. Il dirige depuis huit ans l’élevage du Vallon spécialisé dans la vente et la gestion des carrières de chevaux de course. Une fois co-propriétaire, l’investisseur peut aller voir les entraînements et les courses de son champion. Le management, les relations avec l’entraîneur, les formalités administratives peuvent être confiés à un professionnel pour se libérer de toutes les tracasseries liées à la gestion d’un cheval de course.

    Gains exonérés d’impôts

    Si le propriétaire confie l’exploitation de la carrière de course de son cheval à un professionnel, les gains de course sont exonérés d’impôts. «L’administration fiscale tient compte du fait que c’est un investissement très risqué, où il y a plus de perdants que de gagnants,» ironise Didier Louis. Seules les plus-values réalisées sur la vente du cheval sont imposables à l’impôt sur le revenu.

    Camille Peyrache – Le Figaro

  • Un homme de cheval et de passion

    Didier Louis est, avant tout, un homme de passion et c’est ainsi qu’il a fait sa vie. Passion pour le cyclisme et pour l’hippisme. Bercée par les exploits du roi de la « petite reine », Jacques Anquetil, et par ceux des trotteurs élevés dans le Pays d’Auge, sa terre natale, l’enfance de Didier Louis déterminera son itinéraire professionnel : le vélo, d’abord, puis les chevaux. On aura deviné que ce sont ces derniers qui en font aujourd’hui l’hôte de cette page, où il explique le pourquoi et le comment de sa présente activité au sein du monde des courses et de l’élevage,

    Homme de passion, écrivions-nous en introduction, mais homme de challenge ; Egalement, animé par un esprit sportif qui va de pair avec son caractère… Didier Louis a commencé dans le cyclisme, comme il le fera plus tard dans l’hippisme, par la compétition, la meilleure école qui soit, faite de courage, de rigueur et de volonté. : « J’ai mené une carrière de coureur cycliste amateur à un bon niveau, dans les années soixante-dix », se souvient-il.

    Dans là foulée, je me suis intéressé à la technique et à tout ce qui pouvait apporter un plus en la matière et j’ai ouvert un magasin de cycles, qui n’a pas tardé à attirer nombre de passionnés et de professionnels, étant même récompensé du « Mercure d’Or » en 1980. Fort de ce succès en France, j’ai développé cette activité en Amérique du Nord, dans l’Etat du Maine, où j’ai racheté une usine de cadres en carbone en 1990, Simultanément, j’ai donné libre cours à ma passion pour le cyclisme en animant, en tant que directeur sportif, ma propre équipe, qui fut, tour à tour, celle des frères Madiot, de Thierry Marie ou encore du russe Berzin. En vertu de quoi, j’allais être sollicité pour diriger la grande équipe internationale du CSK Moscou. Mais, pendant ce temps, là deuxième passion de jeunesse de Didier Louis « frappe à la porte » : les courses de trotteurs le rattrapent ! L’appel de la compétition, d’abord, donc, par l’entremise de Roger Vercruysse et de son école de drivers amateurs. Une vraie complicité naît entre les deux hommes et l:’élève, enthousiaste, obtient ainsi encore davantage du maître : «Roger Vercruysse m’a énormément appris, commente Didier Louis. C’est à lui que je dois ma percée dans le métier, d’autant que c’est sur ses conseils avisés que j’ai acquis le cheval qui finira de sceller mon destin, Deus, avec lequel j’ai débuté et réussi ma carrière de driver amateur, le menant plusieurs fois au succès.

    Parallèlement, Deus gagnera une épreuve « à événement » et amassera un million de francs en quelques mois. Cette réussite m’avait apporté tant de joie, que je décidai de consacrer tout mon temps aux chevaux, afin, à la fois, de parfaire mes connaissances dans le domaine et d’essayer d’y transposer les miennes, celles que j’avais acquises dans le Cyclisme.

    Assistant, pendant plusieurs mois, d’entraîneurs de renom, comme Michel Chariot, Michel Lenoir ou Pierre Vercruysse, j’en acquiers la certitude que cyclisme et hippisme se font écho : la victoire y dépend à la fois des qualités physiques et mentales de l’athlète, mais encore des stratégies de course et des options prises dans le peloton. Ma décision était prise : j’allais mettre mes compétences naissantes, mais que je pressentais assurées, dans le monde des courses, au service de propriétaires néophytes ou désirant un soutien.»

     

    Ddier Louis
    Photo : NoPocketBlue et Didier Louis

    Un dispositif complet

    Didier Louis ne devait pas attendre longtemps pour que ses conseils « fassent tilt », ainsi qu’il le relate : « Recommandé à un groupe de propriétaires, alors qu’il n’avait que 2 ans et n’était pas qualifié, Jackpot du Relais deviendra un sujet classique. Acheté à l’amiable, en cours de carrière de course, Good Atout a brillé maintes fois parla suite, gagnant notamment un quinté et devenant étalon. Acquise en vente publique, Festina de Riez s’est ensuite relancée et est aujourd’hui poulinière. Achetée yearling, auprès d’un grand professionnel, Klarisse de Javie a été une bonne jument. En 2007, il y a eu Prosper Oul Dada, Quandar ou Quartz de Bougy. Pour l’avenir, je crois, en, particulier, en Pharaon Blue et Quick Blue. »

    Didier Louis insiste : il n’est pas courtier, Sa démarche va au-delà du courtage : « Je souhaite faire partager ma passion et ma réussite de découvreur et de manager de champions, grâce à mes expériences passées et présentes de la compétition sportive de haut niveau, à mes relations dans la filière et à mes connaissances en droit des affaires.
    Mon objectif est de permettre à celui que cela intéresse d’être propriétaire en se dégageant des contraintes techniques et administratives, pour ne plus retirer de son statut que le seul plaisir. J’ai une équipe efficace autour de moi et, ensemble, nous offrons tout un éventail de services, qui vont de la simple acquisition d’un cheval à la gestion complète de sa carrière de course, jusqu’à son éventuelle revente, en passant par l’entraînement, l’hébergement, le suivi vétérinaire.

    A cet effet, nous disposons d’un centre d’entraînement et d’élevage. Une société y a été créée, à savoir le « Haras IDEF ». Ajoutons, pour conclure, qu’ayant ses couleurs au trot comme au galop, Didier Louis entend développer son activité, pour l’heure balbutiante, dans cette dernière spécialité. Voilà, décidément, un homme entreprenant. Pour, tous renseignements, s’adresser à Didier Louis

    Paristurf

    Janvier 2006

  • Misez sur le bon cheval de course

    L'ExpansionAcheter un cheval de course ? Une folie, s’il se blesse ou si on tombe sur un tocard. Pourtant, les chevaux attirent de riches amateurs d’émotions fortes. Un cheval prometteur (jeune poulain ou déjà entraîné, dit « prêt à courir ») s’achète à partir de 15 000 euros, auxquels il faut ajouter les charges mensuelles de pension et d’entretien (de 750 à 1 150 euros). Le pédigree d’un cheval, son palmarès et celui de ses parents détermine son prix.

    Hervé Denis, directeur du contrôle de gestion de Dirickx (clôtures), est copropriétaire d’un cheval et de deux poulains. En août, il a acheté pour le compte de l’entreprise le cheval Price Star, en vue de monter une écurie de courses aux couleurs de Dirickx : « Un cheval de course s’achète de gré à gré, aux enchères ou à l’issue d’une course « à réclamer », où chaque participant est à vendre », explique-t-il.

    Didier Louis, courtier en chevaux (agence IDEF), prône la vigilance et la prudence : « Il faut s’adresser à des gens de confiance, éviter les maquignons et les escrocs. » Car certains éleveurs vous persuadent de garder un canasson en vous faisant croire qu’il courra le Prix d’Amérique. En attendant, les charges d’entretien leur remplissent les poches. On appelle ça « faire de l’hôtellerie ».

    Pour limiter les frais et les risques, on peut s’adresser à une écurie spécialisée dans la copropriété, comme IDEF ou les Etoiles du galop, qui gèrent l’entretien et les carrières des chevaux. Une part en association coûte ente 4 000 et 8 000 euros pour un cheval prêt à courir.

    Un copropriétaire est exonéré d’impôts sur les gains. Eric Godard, directeur des services informatiques de Siemens, détient une douzaine de parts de chevaux : « La copropriété permet d’équimibrer son investissement, dit-il. Comme en Bourse, il faut avoir un portefeuille varié. »

    L’Expansion Alexandre Boutebel

  • Manager dans le monde du trot

    Top TrotOriginaire de Caen, DIDIER LOUIS, sportif dans l’âme, s’adonne tout d’abord à sa passion du cyclisme, passion dont il fera vite une brillante carrière. Le goût de cette réussite l’amènera vite à tenter sa chance dans le milieu hippique, sa première passion. Aujourd’hui, à l’âge de 52 ans, l’étape est franchie, il est devenu un brillant manager établi depuis peu au coeur de la plaine du Forez. Tour d’horizon d’une fonction peu répandue…

    SES PREMIERS PAS DANS LE MONDE DE LA COMPÉTITION

    Tout commence en 1973 lorsqu’il entame sa carrière amateur dans le monde du cyclisme. La recherche de meilleures techniques et une volonté d’innover lui valent la gratifiante récompense du Lauréat du Mercure d’Or en 1980 pour un magasin de cycles qu’il fit construire. Tout s’enchaîne ensuite pour lui: il crée sa propre équipe avec les frères Madiot, Thierry Marie et le Russe Berzin et est sollicité pour diriger avec le même brio le CSK Moscou. Motlvé par une telle réussite il décide de faire partager son expérience dans la compétition de haut niveau et mettre son savoir au service des chevaux qui restent une passion d’enfance. L’idée des courses hippiques naît tout naturellement de sa passion pour la gent équine et du goût du peloton et de la course qu’il garde du cyclisme. Le hasard va contribuer à sceller sa réussite.

    SES DÉBUT DANS LE MONDE DU TROT

    Effectivement, il lit par hasard une annonce de Roger Vercruysse à laquelle il répond rapidement. Il ne sait pas encore réellement à qui il a à faire et a peu conscience de sa chance quand il devient l’élève et ami de cet illustre personnage. Ce dernier va lui conseiller un cheval et l’amener rapidement vers les courses: nous sommes alors en 1995. Didier Louis commence une carrière de driver amateur avec son cheval Deus.

    Tout le destine à une carrière aussi brillante que dans le monde du cyclisme puisque sa deuxième course se solde par une victoire. De ce cheval à qui il fera engranger plus d’un million de francs de gain en quelques mois, il tire la satisfaction de la victoire. La machine est alors lancée : Didier Louis ne s’arrête pas en si bon chemin et entre en collaboration avec des entraîneurs de grands noms du monde du trot : Michel Charlot, Ulf Nordin ou encore Michel Lenoir. Fort de toutes ses expériences, il ne lui faut pas longtemps pour établir un parallèle encre les deux disciplines que sont la course cycliste et la course hippique : la victoire dépend autant des qualités physiques et mentales que des méthodes d’entraînement et des stratégies de course au sein du peloton. Il décide alors de mêler ses expériences des compétitions sportives de haut niveau à celles des courses de trot pour aider les propriétaires de chevaux à conduire leurs protégés dans le peloton de tête.

    LA FONCTION PEU RÉPANDUE DE MANAGER

    Plus qu’un courtier; les services qu’il propose sont ceux d’un véritable manager sportif dans le monde du trot. Un monde qui est venu naturellement à lui. « Pourquoi le trot ? Je dirais déjà parce que c’est ce qui ressemble le plus au cyclisme. Et puis c’est un milieu très populaire où tout le monde a sa chance. Un petit propriétaire pourra très bien prétendre au Prix d’Amérique tandis qu’il n’aura aucune chance de participer a une grande,course de galop où l’on voit toujours les mêmes grosses écuries. Sa fonction commence là où d’autres s’arrêtent : il gère non-seulement l’achat mais aussi ce qu’il qualifie de « services après-vente », véritable suivi de la carrière du cheval. Pour cela il a su s’entourer judicieusement d’une équipe performante qui lui permet de couvrir tous les domaines, aussi nombreux soient-ils, dont un cheval a besoin pour atteindre le sommet de son potentiel et le livrer pleinement.
    L’achat marque la première étape de son travail. Parole au maître : « un futur propriétaire se manifeste et fait appel à mes services dans le but de lui trouver un cheval. Après avoir discuté du budget, je me mets alors en quête d’un cheval qui lui corresponde. Pour cela, je contacte divers entraîneurs ou éleveurs. Je travaille beaucoup avec Dubois. Aujourd’hui, quand je recherche un cheval, je fais appel à mes propres connaissances. parfois même ce sont les vendeurs qui m’appellent pour que je leur trouve un acheteur. Mais au début de ma carrière, ça a été très dur : mon répertoire n’était pas celui d’aujourd’hui ! Je dirai que c’est mon expérience d’entraîneur-driver dans le monde du trot qui m’a aidé à démarrer ». Un avantage donc dès le départ par rapport aux autres courtiers : les chevaux, il les connait bien. et pour cause son expérience de trois ans dans le milieu et ses relations avec les meilleurs, de Vercruysse à Lenoir. De ses expériences, il tire un atout majeur pour remarquer un cheval. L’expérience ? Obligatoirement il lui en faut beaucoup car c’est par elle que passe ses méthodes et ses critères de jugement… Mais l’aide de cette si bénéfique expérience s’arrête quand d’autres facteurs plus aléatoires prennent la relève.  » Il faut un très bon feeling et beaucoup de chance! Je crois beaucoup en elle! Certains clients sont
    vraiment chanceux tandis que d’autres non. Je gère actuellement quatre cents clients en France dont dix que je qualifie de poissards. Quel que soit le cheval acheté, si le nom de ces propriétaires lui est associé, il ne passera jamais la ligne d’arrivée en tête! »

    Pour combattre cette Infortune. Didier Louis met toutes les chances du côté du propriétaire en lui proposant gratuitement une panoplie de services. On entre alors dans la deuxième étape de sa fonction, celle qui lui vaut véritablement le qualificatif de manager. « J’aime avoir un regard sur tout. C’est une des solutions pour améliorer les coureurs ! » Il propose tout ce qui se fait de plus récent dans le domaine du cheval. Bien entendu la clé réside tout d’abord dans l’entraînement même, dans cadre exceptionnel, et l’hébergement du cheval, qui va de pair. Mais l’entrainement, aussi appliqué soit-il, ne saurait trouver l’apogée de ses résultats sans ces petits plus qui font toute la différence.

    Didier Louis entend par là les soins vétérinaires et toute autre technique qui aide le cheval à atteindre son maximum de potentiel. C’est de cette façon par exemple qu’il a accepté une gestion commerciale sur un centre d’hydrothérapie unique en Europe, le centre Olen. «Je pense que l’hydrothérapie, qui connaît en ce moment un essor important est un plus pour les chevaux. C’est un véritable outil de travail qui fait ses preuves.

    LE CADRE IDYLLIQUE DU HARAS SAINT LAURENT

    Mais pour parfaire toutes ces fonctions, Didier Louis a eu encore de nouveaux projets en tête depuis qu’il est venu au monde du cheval : le désir de s’installer dans un véritable centre d’entraînement pour pouvoir vraiment porter un œil attentionné sur tout. « Ça faisait six ans que je cherchais quelque chose de vraiment exceptionnel quand j’ai enfin trouvé ce haras. » C’était il y a un an. Ce haras, c’est le Haras Saint-­Laurent, un centre qui allie l’agréable à l’utile. Un must dans le domaine de l’entraînement. Il ne peut alors laisser passer l’occasion et prend ce centre en location. Un gros investissement certes mais aucun regret: il vient de dénicher un petit joyau qui se trouve être un outil de travail remarquable. En plein cœur de la plaine du Forez, à six kilomètres de l’hippodrome de Feurs (mi-chemin entre Lyon et Vichy), Didier Louis installe alors son savoir sur une superficie totale de trente et un hectares. Tout est là pour l’aider deux grandes pistes d’entrainement avec arrosage automatique pour assurer la souplesse du terrain, une ovale et une ligne droite de 1200 mètres avec une partie en sable et une partie en herbe, une piste d’échauffement et de travail de 500 mètres au centre d’écuries formées de trois bâtiments disposés en arc de cercle et comprenant pas moins de clinquante box. A cela vient s’ajouter un manège couvert et de nombreux paddocks ainsi que des bâtiments d’habitation sur place. Aujourd’hui, sur les cinquante chevaux à l’entrainement dans le haras, quatre-vingt pour cent bénéficient du suivi du manager. Didier Louis s’est ainsi professionnellement installé au cœur de la Loire mais il garde un pied d’ancrage dans toute la France. A ce titre, il est en collaboration avec pas moins de vingt entraîneurs dont Lenoir et Vercruysse. Un éclectisme qui permet une complémentarité entre entraîneurs en fonction des besoins du cheval. « Si un très bon cheval est au meilleur de sa forme et qu’aucune course ne se présente dans la région, je l’envoie à Paris où il pourra courir.»

    LES CHEVAUX PHARES

    Y compris les cinquante pensionnaires du Haras Saint-­Laurent, Didier Louis s’occupe au total de cent-vingt chevaux. Parmi eux, trois ou quatre ont la prétention de disputer les plus prestigieuses courses de Paris. Les autres courent plus fréquemment sur des hippodromes régionaux comme Feurs ou Saint-Galmier. Environ quatre cents clients font appel à ses services. C’est dire combien de chevaux il a eu l’occasion de côtoyer. Pour autant, ils ne sont pas pour lui un simple outil de travail mais avant tout l’objet d’une passion et à ce titre il les respecte comme des personnes à part entière. Un respect qui se ressent dans les moyens d’entraînement qu’il propose à ses clients

    Le premier cheval qu’il a acheté, c’est Deus, celui qui va l’initier aux courses et qui totalisera la coquette somme de 205 158 euros avec un chrono de 1’14 ». C’est également lui qui va lui donner l’envie d’aider les propriétaires à mener leurs chevaux là où il a si bien réussi avec son propre cheval. Il conseille alors un premier cheval à la vente, Jackpot du Relais, étalon classique qui remportera à son tour 194 613 euros avec un chrono de 1’15 ». Pourquoi s’arrêter là quand tout marche si bien? Dès fors, plus rien ne l’arrête. Parmi les autres grands chevaux qu’il conseillera à la vente, on pourrait citer Good Atout, Festina de Riez, Indium de Fellière, Java de l’Iton qui compte 229 743 euros de gains, Kelim San, Klarisse de Javie avec un chrono de 1’13 » ou encore Miss Wood.

    Au jour d’aujourd’hui, une attention particulière est portée à une nouvelle recrue de Didier Louis, depuis peu élève de Guy Presles au Haras Saint-Laurent : c’est le dernier cheval en date acheté sous les conseils avisés du manager. Il s’agit de No Pocket Blue, une jument semi-classique qui comptabilise déjà 11000 euros de gains. Il voit en elle une future crack et y place tous ses espoirs. Mais l’évolution d’un cheval est toujours imprévisible si bien qu’il convient de laisser le temps parler à sa place.

    SES MÉTHODES ET CRITÈRES DE JUGEMENT POUR L’ACHAT D’UN CHEVAL

    Fort de ses expériences dans le monde du trot. il a su judicieusement tirer bénéfice de ses observations. Aujourd’hui par exemple, il ne sait que trop bien à quel point il faut être prudent avec les jeunes chevaux: « On loupe énormément de chevaux et surtout de jeunes chevaux, notamment lors du débourrage parce qu’on ne prend pas le temps Et puis certains ne mûrissent pas vite. On arrête trop de jeunes chevaux faute de performance alors que je suis convaincu que si on prenait le temps de les laisser évoluer doucement, on aurait d’excellents résultats. C’est pour cela qu’il ne juge jamais un quelconque manque de performance d’un cheval en dessous de cinq ans. « Tant qu’il n’a pas passé cinq ans, on ne peut pas savoir si un cheval est bon. »

    Il se méfie également de la façon dont les chevaux se sont qualifiés. « En général, les chevaux qualifiés vite ne font jamais de bons chevaux. » Explication faite!, la chose parait évidente: un jeune cheval de deux ou trois ans qui commence à gagner beaucoup passera trop vite dan les courses de niveau supérieur où il ne sera confronter qu’à de très bons chevaux. Le résultat en est tout aussi évident : « C’est comme ça qu’on casse des jeunes chevaux, et qu’on passe à côté de très bons chevaux car suivant ce principe, seuls les cracks parviennent à durer. Or il y a à peu près un crack par génération. »

    Et le prix de vente, un critère de choix ? « Je me méfie du prix de vente. Un cheval vendu à un bon prix pourra très bien devenir un crack, et c’est justement ce qui fait les plus belles réussites de mon métier. Mais l’opposé est également vrai ».

    C’est pourquoi le prix n’entre pas réellement dans ses critères de jugement car il est trop aléatoire. Il ne constitue qu’un simple palier dicté par ses clients.

    Article Top Trot

  • Un placement insolite

    CapitalPour s’enrichir avec les chevaux, il y a bien mieux que le tiercé : acheter un pur-sang. Prix d’un poulain promis à une belle carrière ? Entre 25 000 et 50 000 euros. Certes, si vous tombez sur un tocard, vous perdrez 70% de votre mise à la revente, mais si la chance vous sourit, vous rentabiliserez vite l’opération. D’abord en gains de courses, puis avec la reproduction. En deux ans, Jackpot du Relais, un trotteur acheté 27 500 euros en 2002 par un couple de médecins, a rapporté 195 000 euros de trophées… Le tout net d’impôts, comme au Loto ! Et il mène aujourd’hui une carrière d’étalon, à 1 500 euros la saillie, prodiguée soixante fois par an…

    Les problèmes d’hébergement, de soins ou d’inscriptions aux courses vous tracassent ? Pas d’inquiétude. Aujourd’hui, les purs-sang sont vendus en « package » : le prix d’achat inclut tous ces services durant deux ans (il vous en coûtera ensuite entre 500 et 750 euros par mois). Reste à acquérir l’animal. Vous pouvez traiter avec un éleveur ou vous rendre aux « courses à réclamer », où des chevaux sont mis aux enchères.

    (…)

    Trotteur ou galopeur, choix de l’entraîneur, revente (elle s’effectue, si tout va bien, au prix d’achat au bout de deux ans de compétition)… Vous aurez du sur-mesure. Bon à savoir : préférez un cheval français. Vous bénéficierez ainsi, à chaque victoire, d’une prime de l’Etat égale à 73% du gain. Et pour minimiser les risques, prenez plutôt une jument. « Si elle ne gagne pas des courses, mais que sa lignée est bonne, elle finira poulinière », explique Didier Louis, courtier en chevaux. Elle donnera alors naissance, en dix ans, à sept ou huit poulains, revendus entre 15 000 et 20 000 euros chacun… Mieux : si ces poulains remportent des courses à l’âge adulte, vous percevrez alors un pourcentage sur leurs gains (12,5% pour le trot et 20% pour le galop)..

    Capital

  • Vous prendrez bien une part de Dada

    Réponse à toutL’achat d’une part de cheval de course, c’est risqué, mais ça peut rapporter gros. Et ce n’est ni inabordable, ni réservé aux pro du turf. A condition de se faire accompagner d’un bon conseiller. Un bout de cheval, en copropriété; C’est le dernier placement à la mode, Alléchant mais risqué, « L’investissement dans un cheval de course, c’est comme la Bourse « .. assure Didier Louis, qui a longtemps œuvré dans le monde du cyclisme professionnel avant de basculer vers une carrière de courtier en canassons…

    Pour les accro des hippodromes, la passion justifie la dépense, et il n’y a rien de nouveau. Ce qui est frappant, en revanche, c’est le nombre de béotiens devenus adeptes, qui cherchent de nouvelles formes de diversifications patrimoniales. A juste raison : pendant sa carrière, un cheval prêt à courir, bien soigné, bien entraîné et bien » drivé « , représente de réelles chances de gains. Et lorsqu’il part à la » retraite », sa revente comme étalon ou poulinière peut permettre de dégager l’ une plus-value intéressante. S’il a connu une brillante carrière, il pourra aussi être gardé comme étalon : chacune de ses saillies se vendra autour de 3000 €. Mais le risque fait partie du jeu : des achats s’avèrent non rentables, d’autres engendrent des peltes cuisantes. Les assurances, par exemple, ne couvrent que la mortalité de l’animal, mais pas les blessures qui peuvent briser sa carrière. Par conséquent il est impératif, avant toute acquisition, de se faire conseiller par de  » vrais » spécialistes. « Il faut de trois à six mois pour se rendre compte de la qualité d’un cheval explique Didier Louis, qui travaille surtout dans le  » prêt à courir » et gère de A à Z le « portefeuille équin » de ses clients (achats, formalités administratives, soins, entraînements. calendriers des courses »). S’il n’est pas bon, on le vend. Pas la peine que les propriétaires continuent et payer les frais d’entretien pour rien. Malheureusement, il y a pas mal de margoulins dans ce milieu. . .  » Prudence et discernement, donc. D’autant que le petit monde de la course hippique est pour le moins opaque. Voici quelques informations qui vous aideront à y voir plus clair.

    Comment s’associer ?

    Pour les courses de trotteurs, c’est la Société d’encouragement à l’élevage du cheval français (SECF) qui réglemente les courses. Elle édite le Code des courses au trot (un exemplaire peut être demandé au siège). Ce règlement s’impose à toutes les personnes qui exercent une activité ou possèdent un intérêt quelconque dans ce secteur, y compris les propriétaires. La SECF autorise l’association de six copropriétaires au maximum. Elle propose des statuts types d’associations ou des sociétés, mais aucune structure n’est aujourd’hui prévue pour accueillir, rassembler et assister les amateurs désirant s’associer. « Quatre parts pour un cheval, c’est l’idéal », explique Didier Louis. Vous pouvez bien sûr vous associer avec des amis, mais aussi avec des inconnus qui poursuivent le même objectif que vous.

    Comment obtenir ses couleurs ?

    Pour pouvoir engager un cheval dans une course, son propriétaire doit être titulaire de couleurs enregistrées auprès de la SECF. Le postulant adresse un dossier complet et propose un dispositif de couleurs (casaque et toque). L’agrément donné par les commissaires de la SECF sous forme de l’attribution de couleurs n’intervient en général qu’après une enquête administrative assez longue car les critères sont assez sélectifs : il faut être majeur, de bonne moralité, et disposer de ressources suffisantes pour l’entretien du cheval. Après l’obtention des couleurs et si vous avez eu au moins un partant dans l’année, une carte de propriétaire vous est délivrée, qui vous donne un accès permanent aux hippodromes.

    Comment ça s’achète?

    Il existe trois possibilités : aux enchères, de gré à gré, et les ventes dites » à réclamer  » .

    Les enchères

    La vente se fait lors d’enchères organisées surtout par Goffs France et l’Agence française du trot. Les grandes ventes se déroulent lors du week-end du Prix d’Amérique, à l’occasion de réduction d’effectifs de grandes écuries et lors des vacations de yearlings.

    Le gré à gré

    L’achat se fait directement auprès de l’éleveur pour les yearlings et les chevaux non qualifiés, mais aussi avec les propriétaires qui désirent vendre leurs chevaux pour réduire leur effectif et par là même, leurs frais.

    A réclamer

    Une course à réclamer permet d’acquérir un cheval à un prix de vente minimum stipulé dans les conditions de la course. Une urne permet de recueillir les bulletins des éventuels acquéreurs, l’offre la plus importante étant retenue lors du dépouillement desdits bulletins, environ quinze minutes après la course. Ce type de course permet à des chevaux de catégorie moyenne, qui n’ont que peu de courses à leur disposition, d’augmenter leur gain de course. La plupart d’entre eux ont connu une croissance tardive ou des soucis de santé et ils arrivent à maturité à l’âge de 4 ou 5 ans. L’avantage : il s’agit de chevaux prêts à courir et que l’on peut voir évoluer lors de la course avant de procéder aux offres. Le coût d’acquisition d’un cheval à réclamer va de 10000 à15000 €. Pour une co-association de quatre propriétaires, par exemple, la part de chacun (25 %) varie de 2500 à 3750€.

    Combien ça rapporte ?

    La carrière de course du trotteur peut être de longue durée : de cinq à huit ans. Les sommes gagnées peuvent donc être importantes, d’autant que les courses sont nombreuses toute l’année, en province et à Paris. Chaque course reçoit une dotation qui est répartie entre les sept premiers chevaux à l’arrivée. Le vainqueur emporte la moitié de la dotation. Les dotations sont variables ; elles vont de quelques milliers d’euros pour les petites courses de province jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros pour les grandes courses classiques à Vincennes. C’est la qualité du cheval qui détermine son droit de participation à certaines courses ou à d’autres. En règle générale, les conditions d’inscription sont basées sur l’âge du cheval et sur le cumul des gains acquis depuis le début de sa carrière.

    Comment on partage ?

    Les gains du cheval sont répartis au prorata des parts déduction faite, suivant l’usage, d’une prime de 15 % pour l’entraîneur et de 5 % pour le driver. Par exemple. pour une part de 20 % (cinq copropriétaires) et un gain de 20000 €, 20 % iront au driver et à l’entraîneur soit 4000 €, il reste 16000€ à répartir, soit 3200 € pour le propriétaire de la part. Il faut savoir qu’en Europe, c’est la France qui distribue le plus de prix dans les compétitions hippiques. Pour le galop, le trot et l’obstacle, le total des allocations versées par an atteint 315 millions d’euros. A Paris, le gain moyen d’une course est de 18000 €, plus les primes, net d’impôts, dont la moitié va au propriétaire.

    Ces gains sont-ils imposés?

    Non ! Le propriétaire ou copropriétaire » non intervenant », c’est-à -dire qui n’intervient pas directement dans la carrière de course du cheval, bénéficie d’une exonération totale d’impôts sur les gains. Les gains en course ne sont pas imposables si les propriétaires ne sont ni éleveurs, ni entraîneurs et qu’ils se contentent de confier l’exploitation de la carrière à un entraîneur professionnel. Mais si une plus-value est réalisée lors de la revente du cheval, elle sera taxée sous un régime voisin des plus-values immobilières, avec toutefois, des abattements plus importants.

    Combien ça coûte?

    Le prix moyen pour acquérir un cheval de course  » prêt à courir » est de 25000 €. Pour une part, selon la valeur du cheval, comptez donc environ entre 3000 € et 8000 €, Les principaux frais durant la carrière de course du cheval correspondent aux prestations versées à l’entraîneur, au vétérinaire, au maréchal-ferrant, aux drivers, et aux frais de transport. Les coûts d’entretien évoluent dans une fourchette de 750 € par mois en province à 1150€ par mois en région parisienne, à répartir entre les différents copropriétaires.

    Philippe Kallenbrunn – Réponse à tout

  • On achète bien les chevaux

    Le Nouvel ObservateurLe dernier investissement à la mode? La part de cheval de course. Mais attention : ce placement peut, lui aussi, être risqué. … La passion, maître mot du monde équestre ? Didier Louis, courtier en trotteurs, y met un bémol. « Non, on n’achète pas un cheval de course par passion de l’animal. C’est du business ».

    Extrait Nouvel Observateur n°1986 – Économie

  • La passion d’un cheval de course

    Les EchosAcheter un cheval en direct n’est pas à la portée de toutes les bourses. Un yearling, c’est-à-dire un cheval de galop de moins de deux ans (du 1 er janvier qui suit sa naissance au 1 er janvier de l’année suivante), coûte de 5.000 à 2 millions d’euros. « Le prix se fixe selon le pedigree de l’animal, sa conformation, sa précocité, etc. », note-t-on chez France Galop. Le marché des trotteurs est plus abordable. « Le prix d’un cheval qui a déjà couru ou qui est qualifié vaut de 1.500 à plusieurs centaines de milliers d’euros au meilleur de ses performances », précise la fédération des trotteurs Cheval Français.

    « Jeune, un cheval de trot se paie de 10.000 à 15.000 euros et en carrière de course entre 50.000 et 100.000 euros », précise Didier Barlogis, spécialiste de l’investissement en trotteurs. Opter pour un cheval plus âgé, deux ans par exemple, réduit le temps d’attente entre l’achat et les débuts en course, mais les prix sont forcément plus élevés. Quant au cheval prêt à courir, le marché devient inabordable pour l’investisseur lambda. Au prix d’achat, il faut ajouter les frais d’entretien, de l’ordre de 1.000 à 2.500 euros par mois, selon l’entraîneur.

    Acheter des parts

    On peut cependant acheter un cheval en copropriété (5 à 10 associés maximum). « Je propose l’achat d’un cheval prêt à courir (galopeur ou trotteur) en parts à partir de 5.000 euros », explique Didier Louis, un spécialiste de ce type d’investissement. L’acheteur devra aussi débourser une quote-part sur les frais d’entretien, de l’ordre de 220 à 320 euros selon le cheval et l’entraîneur.

    Colette Sabarly -Les Echos

  • Didier Louis le conseil gagnant

    En moins de trois ans, ce qui est peu courant et constitue une véritable performance, Didier louis s’est construit une solide réputation de dénicheur de très bons sujets dans le cercle très fermé des courtiers en chevaux…

    Originaire de Caen l’ancien cycliste et directeur sportif de haut niveau a connu par la suite une très belle réussite dans l’industrie, avant de se passionner pour les trotteurs. Didier Louis s’est tout naturellement tourné vers la compétition, en disputant, esprit sportif oblige, des courses d’amateurs, puis a choisi d’exercer la profession de courtier, pour mettre au service de ses clients son talent de découvreur et de manager de champions, son sens du relationnel et ses connaissances en droit des affaires.

    L’idée de devenir l’interface entre les acteurs de la filière trotteur et les futurs propriétaires lui est venue d’une première expérience réussie avec Deus, un cheval devenu largement millionnaire que lui avait recommandé Roger Vercruysse et qui s’est imposé à Vincennes autant que dans les mémoires des turfistes.

    Didier Louis pense alors que sa propre réussite peut s’appliquer aux autres, et les résultats sont aujourd’hui tels que l’homme qui a mis en selle les frères Madiot et de quelle façon, n’a pas été en reste sur les pistes des trotteurs de très grande qualité. Jackpot du Relais 1’15 classique (Podosis et Arabicane), qui fera la monte dès l’an prochain, Jade Bocain 1’15 (Cocktail Jet et Bauxite Bocain), et plus récemment Festina de Riez 1’14 (Quel Soro et Belette de Riez) dont il a conseillé l’achat à ses clients qui n’ont pas eu à le regretter, puisque la carrière de la jument a rebondi en prenant plus d’un demi-million de francs.

    Le travail de prospection sans cesse remis sur l’ouvrage et l’intuition du sportif qui sait juger du potentiel physique et mental d’un athlète viennent encore de faire leurs preuves avec le beau succès de Good Atout dans un Quinte à Vincennes en octobre. Le fils du reproducteur de tête de liste Buvetier d’Aunou et de Graine d’Atout qui s’est imposé brillamment sur le plateau de Gravelle mené par Jos Verbeeck est promis à un bel avenir et à rejoindre le rang envié des millionnaires du trot. En net retard de gains, l’élève de Jan Kruithof devrait être l’une des vedettes de l’hiver au niveau des événements, et Didier louis envisage une carrière d’étalon pour ce frère utérin d’Artiste Atout, détenteur d’un record de 1’14 et à la famille maternelle exceptionnelle puisqu’on y trouve en ligne directe le grand Jamin. Qui n’a jamais imaginé posséder ne serait-ce qu’une partie d’un compétiteur de cette envergure.

    Didier Louis s’est appliqué l’éventualité à lui-même avant de le faire sentir à tous les passionnés qui n’osent pas toujours aller à la rencontre de leurs rêves. Estimé des professionnels et de ses associés pour posséder le coup d’œil qui fait la différence, mais aussi ce sens du contact avec les éleveurs et les entraîneurs d’où peut s’échapper la bonne information qui provoquera la réussite, Didier Louis s’est imposé à la manière des champions. En mettant tous les atouts de son côté, sachant que la victoire se prépare en ne négligeant aucun paramètre, il s’est forgé un palmarès de vainqueur qu’il entend faire partager à ses partenaires. L’excellence de tout sport et qui conduit au succès, c’est le travail d’équipe. Didier Louis en est l’image forte.

    Nikifor – Trot Magazine